Black Bulls 2025

Les Black Bulls construisent discrètement quelque chose
Depuis sa création, je suis suivi la Coupe du Mozambique. Et laissez-moi vous dire — les Black Bulls ne sont pas flamboyants. Pas besoin de feux d’artifice ni de récits virals. Mais après deux matchs cette saison, une vérité s’impose : ils jouent comme des vétérans qui savent gagner en silence.
Leur premier match contre DamaTora s’est terminé 1-0 pour les visiteurs — seulement 47 secondes de temps additionnel ont fait basculer le résultat. Ce n’est pas de la chance. C’est une exécution parfaite sous pression. Ensuite, leur affrontement contre Maputo Railway : zéro but, zéro carton rouge… et pourtant un match qui semblait durer trois heures.
Ce n’est pas juste du football — c’est un échiquier sur pelouse.
Match 1 : L’échappatoire serrée (DamaTora vs Black Bulls)
Débuté le 23 juin à 12h45 locales — comme mon rituel matinal au café. À 14h47, DamaTora avait emporté tous les points grâce à un but tardif de l’attaquant Kassim Diop.
Analysons pourquoi cela fait mal :
- Possession contrôlée par Black Bulls (58 %)
- 14 tirs — dont 6 cadrés
- Un seul tir cadré encaissé (un corner qui a trouvé la lucarne)
Mais voici le point crucial : ils ont eu cinq occasions dans la surface de six mètres… et en ont raté quatre. Ce n’est pas une défense faible — c’est une finition défaillante. En tant que joueur universitaire (oui, j’étais légèrement plus grand que la moyenne), je le dis franchement : quand on rate ces moments-là ? Ça coûte des matchs.
Match 2 : Le nul qui parle fort (Black Bulls vs Maputo Railway)
Le 9 août — la seconde mi-temps ressemblait à une guerre au ralenti. De 12h40 à 14h39, aucun but marqué malgré des chances de qualité pour les deux équipes.
Voici ce que montre mon analyse Synergy Sports :
- Taux moyen de passes réussies des Black Bulls : 68 %
- Ligne défensive compacte — une seule pression haute réussie, mais aucune faille
- Maputo Railway a eu trois occasions nettes, toutes bloquées par le gardien Tshabalala (oui — il a mérité son maillot)
Ce n’était pas seulement une défense solide ; c’était de la discipline. Et dans une league aussi imprévisible que la Coupe du Mozambique, c’est souvent la discipline qui remporte les titres.
Ce que cela signifie pour leur saison et leur culture fan
On me demande si les Black Bulls peuvent prétendre au podium ? Ma réponse est simple : oui — mais pas parce qu’ils sont rapides ou explosifs. Leur force réside dans leur constance sous pression — une qualité souvent ignorée mais profondément précieuse. Leurs supporters ? Incroyablement fidèles. À chaque match à domicile, on entend des chants provenir des quartiers voisins Nampula — ceux qui commencent avant le coup d’envoi et continuent jusqu’à la mi-temps. Et oui… ils portent encore leurs maillots noirs avec fierté même lorsqu’ils perdent d’un but en dernière minute du temps additionnel. Cette loyauté ? Ce n’est pas un simple soutien passif — c’est une identité. Alors la prochaine fois qu’on dit « ils sont ennuyeux », rappelle-toi que le silence entre deux coups peut être plus fort qu’un rugissement.
StatSlammer

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